L’ITALIENNE A ALGER

Gioacchino Rossini (1792-1868) 

L’ITALIENNE A ALGER
  • Mise en scène : Toni Servillo

Isabella Christianne Stotijn
Lindoro Maxim Mironov
Mustafa Marco Vinco
Haly Ruben Drole
Taddeo Giorgio Caoduro
Elvira Elisaveta Martirosyan
Zulma Sabina Willeit
  • Arnold Schönberg Chor
  • Mahler Chamber Orchestra
  • Direction musicale : Riccardo Frizza

BAC025 / Opéra enregistré au Festival d'Aix en Provence en 2006

Isabella réussira-t-elle à délivrer son amant Lindoro, esclave du bey d’Alger ? Pour monter ce « dramma giocoso » en deux actes de Rossini créé en 1813 à Venise, Stéphane Lissner a fait appel à un tandem italien formé de Riccardo Frizza (direction musicale) et Toni Servillo (mise en scène), pour la première fois présents à Aix.

À Alger, le bey Mustafà, irrité par la passivité de sa favorite, Elvira, décide de changer d’épouse. Haly, capitaine des corsaires, est chargé de l’échanger contre un prisonnier italien et de procurer au plus vite à son maître une demoiselle de la Péninsule ayant plus de tempérament. Paraît alors le prisonnier Lindoro, qui se languit de sa patrie et de sa fiancée. Esclave du bey, il ne peut pas refuser de servir de monnaie d’échange. Entre-temps, sur le rivage près d’Alger, Haly supervise le pillage d’un navire échoué. Parmi les naufragés promis à l’esclavage, il y a une séduisante Italienne : c’est Isabella, la fiancée de Lindoro, qui s’est embarquée pour rejoindre son amant, entraînant à sa suite Taddeo, un soupirant malheureux…

Le metteur en scène Toni Servillo assume complètement l’exotisme kitsch de cette turquerie sur fond d’incompréhension entre Orient et Occident. Sa direction d’acteurs privilégie l’expressivité des visages, qui prête souvent à sourire. Il avoue avoir tenté, « plutôt que de s’essayer à des actualisations faciles », de « créer un spectacle qui garantisse l’essence profondément musicale de ce chef-d’oeuvre ».
La mezzo néerlandaise Christianne Stotijn est une Isabella piquante qui charme par son grave corsé, tandis que le ténor russe Maxim Mironov est un modèle de sensibilité et de délicatesse. Les chanteurs italiens Marco Vinco (Mustafa) et Giorgio Caoduro (Taddeo) complètent idéalement cette distribution de jeunes chanteurs.
En fosse, Riccardo Frizza (35 ans), grand spécialiste de l’opéra italien qu’il côtoie depuis ses débuts est le premier chef depuis Claudio Abbado à diriger le Mahler Chamber Orchestra dans Rossini. Il a récemment gravé avec le ténor péruvien Juan Diego Florez un disque d’airs de Donizetti et Bellini remarqué par la critique.

LA PRESSE DU SPECTACLE

« Le rôle d’Isabella était chanté avec aisance par la mezzo hollandaise Christiane Stotijn,. Lui donnait la réplique un jeune chanteur très prometteur, le russe Maxim Mironov (Lindoro), timbre idéal de ténor rossinien dont les vocalises, impressionnantes de souplesse et de facilité, recueillirent l’enthousiasme mérité du public »
Claude Jottrand – Forum Opéra

« Festival d’Aix: une « Italienne à Alger » de Rossini très en voix »
« Le chant est le grand gagnant de ce travail, qui jouit de la santé vocale des Italiens Marco Vinco (Mustafa) et Giorgio Caoduro (Taddeo) et du baryton Ruben Drole (Haly). »
AFP

  • Réalisation: Vincent Bataillon
  • Durée: 135 min - Image: 16/9 NTSC
  • Audio: PCM Stereo / Dolby digital 5.1
  • Sous-titres: Français / Anglais / Allemand / Espagnol
  • Zones: - 1 disque(s) - Date de sortie: